"Enfin
le bon de cette profession est qu'il y a parmi les morts une honnêteté,
une discrétion la plus grande du monde ; jamais on n'en
voit se plaindre du médecin qui l'a tué. " (Sganarelle, Acte III, scène 1)
Le Médecin Malgré Lui
fut joué au Théâtre du Palais Royal le 6 août
1666. C'est le développement et la mise au point du Fagotier,
l'une des petites farces que Molière représentait en
province.
La composition de cette pièce offre à l'interprétation
baroque une grande richesse de jeux de scène et d'accents
musicaux, pour un résultat haut en couleur. La grande diversité des
personnages (nobles, bourgeois, serviteurs, paysans...) permet un
travail varié de recherche sur le langage, la gestuelle, le
décor et les costumes. De plus, l'écriture en prose,
par rapport aux vers, apporte une énergie plus vive et légère.
Avec le soutien de la Ville et
du Théâtre
Municipal de Douai et de La Compagnie du Sans Souci (Paris),
En co-production avec le Centre Culturel
de Courbevoie.
LA
PIECE
Acte
I - Martine, fâchée d'avoir été battue
par son mari Sganarelle, pense à se venger quand elle rencontre
les domestiques du bonhomme Géronte à la recherche
d'un médecin pour leur jeune maîtresse devenue subitement
muette ; Martine leur confie que Sganarelle est un grand médecin,
mais qu'il ne soigne les gens que lorsqu'on l'y force à coups
de bâton. On amène ainsi chez Lucinde Sganarelle habillé en
docteur.
Acte
II - Sganarelle donne une consultation burlesque et fait
rire la malade. Joie du père, mais Sganarelle serait bien
en peine de continuer son rôle si Léandre, amant de
Lucinde, ne lui apprenait que la jeune fille a seulement feint
d'être muette pour échapper à un mariage qu'on
veut lui imposer. Léandre à son tour se déguise
en médecin et peut ainsi pénétrer chez Géronte
auprès de celle qu'il aime.
ActeIII - Lucinde a recouvré la parole, mais c'est pour
dire à son père qu'elle n'épousera que Léandre,
et elle s'enfuit avec lui. Cependant Léandre n'abuse pas
de la situation et ramène la jeune fille à son père,
qui consent enfin au mariage. On pardonne à Sganarelle,
qui dès lors exigera de sa femme tout le respect dû à un
médecin.
Éclairage
aux chandelles, costumes chamarrés, toiles en trompe-l'il,
musique baroque, diction chantante, gestuelle codifiée Après
la mise en scène du Baron de la Crasse de Raymond Poisson,
Jean-Denis Monory propose au public un nouveau voyage au cur
du XVIIe siècle.
Cette ambiance singulière offre à ce
théâtre une fraîcheur originelle insoupçonnée
: c'est un des sens où tout est images, sons, gestes ; un
théâtre qui résonne en nous comme un chant, une
peinture, imprégnant nos rires d'un indicible bonheur.
Une mise en scène
dépoussiérée, les couches de vernis
académique enlevées (...) L'adaptation de la
Fabrique à théâtre est brillante, éclatante
et originale. (...) Quel bonheur, quelle jubilation ! Quels
rires en voyant ces bastonnades, cette comédie humaine
intemporelle. Avec la présence de la viole de gambe
et du théorbe, la musique de Lully et de Charpentier,
les sens sont comblés. Bonheur des oreilles, de l'esprit,
mais aussi des yeux avec des costumes et des décors
travaillés, copiés sur des gravures ou des
tableaux. Même recherche savante pour la gestuelle,
avec Sganarelle qui veut impressionner tant par ses poses
pseudo savantes que par son baratin en faux latin. Le chef
d'œuvre laisse la porte ouverte à la création.
Le spectateur voit l'apport moderne, pense à Louis
de Funès pour les grimaces ou aux dessins animés. La Nouvelle République du centre ouest, 23 octobre
2007
DISTRIBUTION
Metteur en scène : Jean-Denis
Monory
Sganarelle : Julien
Cigana
Martine/ Perrin : Mariline
Gourdon
Mr Robert / Léandre : Lauri
Lupi
Valère / Thibaut : Raphaël
Beauville
Jacqueline : Bénédicte
Lavocat
Lucas : Bastien
Ossart
Géronte : Christian
Joubert
Lucinde : Ségolène
Van der Stratten
Le Comédien : Jean-Denis
Monory
Théorbe : Manuel
De Grangeou Marie Langlet
Viole de Gambe : Florence
Boltonou Jean Gauthier
Assistante à la mise en
scène : Mariline
Gourdon
Directeur musical : Manuel
De Grange
Régisseur Général
: Martin Le Moal
Scénographe / Peintre : Charlotte
Smoos .
Peintre : Monsieur Q.Q.
Constructeur : Martin Le Moal
Réalisation lustres Pascale
Deneu
Costumières : Chantal
Rousseau et Genevieve
David
Assistantes costumes : Sophie Manach,
Gabriele Mutel et Fabienne Augié
Coiffeur perruques : Stéphane
Testu
Conseillère chorégraphique
: Juliette Rasa
FICHE
TECHNIQUE
Durée
du spectacle :
1h35 (avec entracte)
Temps de montage : 6 h
Equipe : 12 personnes
Aire de jeu minimum :
ouverture 6 mètres, profondeur 6 mètres, hauteur 3,5 mètres.
Pendrillonnages à l'italienne et en fond de scène.
Extérieur :
ce spectacle peut être joué en extérieur sous
conditions (nous consulter).
Sonorisation :
il ne nécessite
aucun équipement de sonorisation.
REMERCIEMENTS
Merci pour leur accueil :
à La
Ville de Montbazon (Indre et Loire)
au
Bouffon Théâtre
(Paris),
à la Maison du Théâtre
et de la Danse (Epinay sur Seine),
à la
MJC des Hauts de Belleville (Paris).
Une
attention particulière
et un merci chaleureux à tous ceux qui, loin des "feux
de la rampe", nous ont aidés et encouragés d'une
façon ou d'une autre.
La Fabrique
à théâtre - 31 rue des Moulins 37250 Montbazon - Tél
/ fax : 02 47 48 91 30 - Email : info@fabriqueatheatre.com