Une co-production du COLLEGIUM MARIANUM
(République Tchèque) et de LA FABRIQUE À THÉÂTRE
(France)
Dans À corps suspendus,
il s'agit de partager avec le public cette grande aventure qu‘est
celle de l‘Homme et de sa vie intérieure.
Le parcours initiatique de cette jeune danseuse est guidé
par son maître qui, sans cesse, la rappelle aux exigences
d‘un métier qui ne peut souffrir l‘approximatif
technique et humain. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce
qu‘elle doit offrir au monde doit être plus grand
que sa simple condition.
Il paraît important de rappeler que les arts de la scène
ont cette vocation première qui est de chercher à
élever les hommes dans ce qu‘ils ont de plus grand.
N‘est-ce pas aussi notre condition d‘être
humain ?
Par sa persévérance, son talent et sa foi, cette
jeune fille et son maître à danser tentent de nous
emmener sur cette voie.
« Tout ce que la langue
exprime, Saisit lentement l‘esprit; Par la danse tout s‘anime;
En un instant tout est dit; Ses gestes, ses pas agiles, Ses caractères
mobiles, Décrivent nos sentiments;
Et ces vivantes peintures Changent d‘autant de figures Que
le coeur de mouvements. »
DR
Prokop Soucek
L’harmonie entre les arts est un sujet prédominant
dans À corps suspendus. Chacun des trois arts développés
y trouve sa place à part égale. Mais il ne s’agit
pas d’un assemblage de différentes disciplines:
théâtre, danse et musique se fondent réellement
à travers l’engagement des interprètes et
l’esprit de la conception de la pièce. Le récit
est celui du chemin d’une artiste dans la danse, où
enrichissement et dépouillement se potentialisent mutuellement.
Mais ce récit tient lieu pour tous les arts et peut être
vu comme un cheminement initiatique vers l’universalité
et la pureté dans l’art.
Au parcours dans l’apprentissage de l’Art s’ajoute
le parcours d’une femme autour de 1700. Socialement restreinte
à danser à la cour, longtemps interdite sur les
scènes des théâtres, l’élève
est une de ces femmes qui mettent en mouvement les lois de la
société de cette époque. Elle aspire non
seulement à la reconnaissance dans le métier de
danseuse professionnelle en poussant plus loin l’excellence
dans l’Art, mais également à l’évolution
de la place de la femme dans la société. Dans
« À corps suspendus » ce sujet prend son
sens aussi par la passation de la maîtrise d’un
art d’un homme, vieux maître à danser, à
une femme, jeune élève danseuse.Le processus d’apprentissage
de l’élève se déroule avec un voyage
musical européen de cette époque. « À
corps suspendus » prend une dimension universelle : étant
nourrie de la diversité à travers cette leçon
d’une heure, la « dernière » danse
– en contraste à la « première »
– en est infiniment plus riche et épanouie.
DR
Prokop Soucek
La mise en scène propose au public d’être
témoin d’un apprentissage en temps réel.
Les textes et l’histoire elle-même s’inspirent
d’écrits, de témoignages de maîtres
à danser de l’époque et cherchent à
transposer la démarche de la transmission artistique
dans un contexte plus large. L’émotion et le langage
des personnages sont actuels et palpables. La musique apporte
la densité et richesse des différentes influences
culturelles. Les chorégraphies s’appuient sur le
vécu des personnages et leur évolution. La danse
est baroque, les corps prennent vie et s’expriment au-delà
de la forme. L’art tend vers l’expression la plus
pure et simple.
Distribution
Jana Semerádová
– Direction artistique / Direction musicale
Gudrun Skamletz – Chorégraphie / Danseuse –
L’Élève
Jean-Denis Monory – Mise en scène / Comédien
– Le Maître
Bastien Ossart – Texte et assistant à la mise en
scène/
Comédien – Le Narrateur
Chantal Rousseau – Conception des costumes
Julien Silvereano – Réalisation des costumes
Collegium Marianum
Jana Semerádová – flûtes
Vojtech Semerád – violon baroque
Jan Krejca – théorbe, guitare baroque
Hana Fleková – viole de gambe
Emiliano Rodolfi – clavecin, flûte
Tomáš Reindl – tambourin, tambours, castagnettes
Programme
musical
FRANCE Chaconne de Phaëton
(Jean-Baptiste Lully, Phaëton, 1683)
AUTRICHE Aria Viennese et Sarabande
(Johann Heinrich Schmelzer, Balleto, 1673)
ITALIE
(Venise) Fantasma carnevalesco
(Carlo Francesco Polarollo, La forza della virtù, 1686), La Notte et Fantasmi
(Antonio Vivaldi, Concerto g-moll) Ciaconna sopra sette note
(Guiseppe Tricarico)
ITALIE
(Naples) Pugliese et Tarantella – Pizzica
(d’après Simone Coya, L’amante impazzito,
17ème s.)
ESPAGNE Fandango
(Santiago de Murcía, Passacales Y Obras, 1732)
FRANCE Folies d´Espagne
(Marin Marais, Livre II, 1701) Passacaille d’Armide
(Jean-Baptiste Lully, Armide, 1686)
Ensemble
musical
DR
Prokop Soucek
Collegium Marianum est un ensemble de musique
et de danse qui se concentre sur une interprétation historique
de musique préromantique et sur la reconstruction de chorégraphies
en lien avec la musique de cette époque.
Le centre culturel des arts historiques Collegium Marianum à
Prague est étroitement lié avec l’Ensemble. Constitué
essentiellement de jeunes musiciens tchèques qui jouent sur
des instruments historiques ou leurs copies, cet ensemble se caractérise
par son travail de recherche intensif dans les archives de la République
tchèque et par la démarche de réintroduction
de nombreux trésors musicaux, principalement de l’Europe
Centrale du 17ème et 18ème siècle.
L’Ensemble Collegium Marianum travaille
régulièrement avec des solistes, chefs d’orchestres,
chorégraphes et metteurs en scène internationalement
reconnus (Andrew Parrott, Simon Standage, Chiara Banchini, etc). L’Ensemble
Collegium Marianum se produit également à des festivals
internationaux de renommée comme Tage Alter Musik Regensburg,
etc. On peut entendre l’ensemble régulièrement
à la télévision et la radio tchèques.
La Fabrique
à théâtre - 31 rue des Moulins 37250 Montbazon - Tél
/ fax : 02 47 48 91 30 - Email : info@fabriqueatheatre.com